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C’est en 1988 que CENAC asbl pensa à s’adjoindre
une confrérie et ce souhait se concrétisa effectivement l’année suivante.
Auparavant, il avait évidemment fallu se pencher sur quelques réalités
locales pour extraire une particularité qui serait à l’origine de cette
confrérie et de son appellation. On se tourna assez rapidement vers la
pierre qui fut extraite autrefois à Lincent et qui, d’ailleurs dénommée
"Tuffeau de Lincent" par les spécialistes, offrait plusieurs possibilités.
Le tuffeau ayant été exploité sur le territoire de Lincent de l’époque
romaine jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses
carrières y avaient été ouvertes au fil des siècles. Les dernières d’entre
elles se situaient en un lieu dit significatif dénommé " Li Pîr’êye "
aux confins de Lincent et des villages voisins de Pellaines et d’Orp-le
Grand.
C’est ainsi que naquit, en 1989, "Li Pîr’rêye di Lîcint".
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Evidemment, la Confrérie aimait se choisir
un produit personnel et, en souvenir des brasseries qui existaient
autrefois dans notre commune, la bière fut retenue à cet effet. Elle
fut baptisée
de même "Li Pîr’rêye di Lîcint" et, comme naguère à Lincent, il en existe
deux variantes : la brune et la blonde. Ces couleurs ont également une
plus profonde signification car elles symbolisent bien, ensemble, toute
la richesse de notre sol et de notre sous-sol. En effet, sous la couche
brunâtre de notre bonne terre hesbignonne, reposent toujours des bancs
de tuffeau blanc-jaunâtre, ces deux teintes sont donc rappelées dans
celles des deux variétés de bière locale.
Le 17 août 1991, un Géant est venu grossir l’effectif de " Li Pîr’rêye
di Lîcint ". Poursuivant dans la même voie d’inspiration, les confrères
lincentois choisirent un maître-carrier (" mêsse pîr’heû ") portant
le prénom le plus répandu dans le village au cours des derniers siècles
: Djôzef.
" Djôzef ", li mêsse pîr’heû règne sur la Confrérie et le folklore lincentois.
Cette année 1991 est particulièrement féconde pour la Confrérie qui, outre
son Géant, s’est trouvé une véritable spécialité gastronomique. En effet,
" Li Pîr’rêye di Lîcint " y ajoute maintenant son " Boutchou " dont elle
garde normalement et un peu secrètement la composition et la préparation.
Les membres actifs de la Confrérie portent une robe de velours bordeaux,
un ruban jaune sur les manches et elle est rehaussée des insignes de
leur fonction au sein du Conseil et de l’écusson de la Province de
Liège. Au
cou, pend un étain à l’effigie de l’église romano-gothique de Lincent,
qui est retenu par un ruban de velours bordeaux. La Confrérie " Li Pîr’rêye
di Lîcint " tient chapitre toutes les années paires, le dernier week-end
de septembre.
Par ailleurs, depuis le 28 septembre 1991, la place principale du village
est " Plèce Li Pîr’rêye di Lîcint ".
Très active et désirant promouvoir la culture, la gastronomie et le folklore
à Lincent, la Confrérie " Li Pîr’rêye di Lîcint " paraît bien intégrée
parmi ses consœurs régionales qui sentent bon l’attachement et le respect
des traditions comme heureuses particularités du terroir. |